6 /02
par B.B ~ 6 février 2010. Classé dans: Carnets, work in progress.Six années qui passent. Six jeunes bandits armés abandonnés par leur bonne étoile. Six boîtes de sapin pour les transporter. Six milles tortueux à marcher. Six clochers abandonnés. Six glas sonnés sans qu’on entende un son. Six veuves affligées. Six lopins de terrre froide. Six corbeaux jetant six ombres crochues. Six lunes naufragées. Six blessures. Six encoches. Six béquilles boueuses cassées en deux. Ainsi coulèrent les années de mon printemps. Six corbeilles d’osier. Là s’écoula la fleur de ma jeunesse.

6 février 2010 à 12:58
de qui est ce texte???
Quand je vois les dessins des trois derniers blogs, je suis en partie d’accord avec certains des commentaires de Tom. Les portraits sont très beaux, mais en effet il se passe plus de choses dans les derniers dessins. Tu ouvres plus de portes…
6 février 2010 à 12:59
j’ai récupéré ce matin, un livre prêté il y a quelques mois :”Et l’âne vit l’ange” écrit par N. Cave, publié chez le serpent à plumes. Je l’ai ouvert machinalement et je tombe sur ce passage. Je n’ai pas relu ce livre depuis… au moins 15 ans… mais j’en ai un souvenir vaguement pénible… le genre de livre très lourd à lire, qui poisse même … je me souviens que dans l’histoire il pleut tout le temps, et qu’une partie de l’intrigue se passe dans un marais … et c’est aussi l’impression de son écriture, on est dans un marais, de la boue jusqu’aux hanches, on essaye de marcher , mais on y arrive pas, on est bloqué là, on n’avance pas , et c’est étouffant ..
je n’ai pas encore lu son dernier roman “the death of Bunny Munro ”
http://www.thedeathofbunnymunro.com/
à voir ?
6 février 2010 à 18:52
Il a un petit côté “parrain” ce chien…
En ce qui concerne ton travail, moi j’avoue beaucoup aimer les portraits aussi, car dans un visage il se passe aussi beaucoup de choses je trouve…
6 février 2010 à 19:11
Marrant que tu parles du premier roman de Nick Cave , j’ai pas pû le lire jusqu’au bout non plus , je le possède encore quelque part dans un carton , mais trop de bondieuseries et effectivement l’histoire du marais , on patauge , un livre assez chiant au final ..par contre j’ai écouté sur le site les textes de Bunny Munro lu par Nick Cave et on est dans le contemporain , dans ce qu’il ecrit en chansons , je pense si j’ai traduit assez correctement , mais rien de certain..et alors ouais comme tu dis , à voir , à lire …après..??…
Je ne suis pas un fan de mécanique , mais ajoute du fer dans tes images à la place du bois et alors incroyable on a les pieds en pleine révolution industrielle…je dis ça en comparant le dessin du clebs avec la moto et celui de maintenant dans le bureau..je suis plus attiré par le chien motard que par le chien sherlock holmes…
il a une bonne tête ce chien…
6 février 2010 à 19:31
tom - ah oui Bunny Munro a l’air très différent.. j’ai commencé à le feuilleter en librairie .. et ça a l’air pas mal … quand à la révolution industrielle … c’est à peu près cette époque… à suivre …
Elo- je trouve aussi , oui . Et puis c’est presque un exercice “zen” en ce qui me concerne quand je le dessine , ces portraits.
7 février 2010 à 9:55
quant à l’exercice”Zen”entièrement d’accord…aller à l’essentiel sans fioritures…
8 février 2010 à 17:48
On peut toucher la laine épaisse de son manteau !
13 mars 2010 à 12:42
[...] à associer avec celle ci par exemple….. et on peut même cliquer sur l’image ci dessus pour plus de [...]